Olivier Naray, intervenant à l’ESM, signe une chronique parue dans le 24 Heures et la Tribune de Genève du 6 février 2026.
Quand les métiers et les technologies évoluent : l’organisation peut faire la différence
Dans une chaîne de distribution spécialisée en articles de sport, la pression concurrentielle est intense. L’entreprise a investi dans des logiciels sophistiqués pour la gestion des stocks, et pour la relation client et des outils de reporting. Les décisions commerciales restent lentes et les équipes terrain perçoivent un décalage entre objectifs stratégiques et priorités opérationnelles quotidiennes. A la table de 10h entre employés à la pause-café, le râleur et populiste de service hurle « tout est pourri » sous-entendu, dans la boîte. Evidemment qu’il faut aller plus loin pour y voir plus clair.
Dans ce type de situation, le problème n’est généralement pas technologique. Il est organisationnel. Les métiers évoluent sous l’effet de la numérisation, de l’automatisation. Les systèmes d’information gagnent en sophistication, mais les structures internes et les processus décisionnels ne suivent pas toujours au même rythme. Même si chaque fonction de l’entreprise agit de manière rationnelle dans son périmètre, elle peine à arbitrer entre marges, disponibilité produit et satisfaction client. Cela produit des tensions, des frustrations entre parties prenantes.
Une analyse de l’intersection du métier (ou « du business ») et des systèmes informatiques permet alors d’identifier des blocages: indicateurs non alignés entre les fonctions, responsabilités floues dans les décisions et référentiels de données incohérents. L’informatique fonctionne, mais elle reflète une organisation fragmentée et peu lisible pour les équipes. L’étude approfondie de l’interface entre métier et informatique traduirait les besoins opérationnels en exigences claires et priorisées, évitant des solutions informatiques coûteuses et mal ciblées. Elle permet aussi de clarifier qui décide, sur quelle base, et à quel moment.
Dans ce contexte, la formation (de cadres et d’étudiants en général) ne consiste plus seulement à apprendre des outils. Elle vise à développer une capacité de lecture transversale de l’organisation, indispensable à la prise de décision. PME et grandes entreprises sont confrontées au même enjeu : aligner métiers, organisation et systèmes d’information. L’apport du conseil et de la formation se mesure désormais à leur capacité à aider les organisations à mieux se comprendre pour mieux décider afin de créer de la valeur. Et donc de réduire les frustrations et pertes inutiles !
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