DBA à distance – L’avis de l’expert avec Aimée Koulounda – Impact de la croyance sur l’entrepreneuriat de nécessité

Aimée Koulounda est docteure en sciences de gestion. En mars 2020, elle a obtenu sa thèse de doctorat à l’ESM, intitulée « La dynamique de l’entrepreneuriat féminin urbain en secteur informel à Brazzaville, République du Congo ». Elle travaille désormais au sein de l’institut africain des relations internationales et stratégiques (IARIS). Elle livre ici un article extrait de sa thèse.

Impact de la croyance sur l’entrepreneuriat de nécessité

La différence entre l’entrepreneuriat de nécessité qualifié de survie ou de débrouillardise principalement répandu dans les pays en développement et l’entrepreneuriat d’opportunité, vision dominante dans les pays développés, repose sur des comportements et des motivations intrinsèques qui répondent à des enjeux spécifiques à la fois économique, culturel, social et politique. L’intérêt d’étudier le phénomène entrepreneurial de nécessité, issu de la contrainte essentiellement économique voire de la survie, dans une société traditionnelle à économie émergente met non seulement en lumière une réalité encore peu appréhendée et reconnue mais également la prédominance de l’entrepreneuriat informel caractérisé par la présence massive des femmes qui exercent de manière générale en qualité de commerçante pour subvenir à leurs besoins primaires. Elles génèrent un chiffre d’affaires non négligeable que les gouvernements se doivent d’intégrer dans les politiques de développement économique et social.

« Entreprendre est le moindre risque alors que ne rien faire est le plus haut risque c’est-à-dire mourir ou disparaitre ».

Dans cet article, nous mettons entre autres en évidence la croyance comme un facteur exogène qui peut constituer un moteur ou un frein dans la réussite ou l’échec de l’entrepreneur. La complexité de la relation entre le phénomène entrepreneurial et la croyance qui relève du domaine spirituel provient de la difficulté à expliquer les performances organisationnelles et relationnelles par des raisons rationnelles qui relèvent pour certains de la méditation, de l’introspection pour d’autres de la religion. Dans le cadre de notre étude menée auprès des femmes congolaises sur le marché « Total » à Brazzaville, force est de constater que la femme entrepreneure est conditionnée par différentes croyances qui déterminent à la fois son comportement dans le processus entrepreneurial et son choix de recourir ou non à certaines pratiques pour réussir.

En cela, la particularité de la croyance en la sorcellerie est envisagée comme une pratique protectrice qui représente une forme d’assurance risque culturelle qui joue un rôle quasi déterminant dans la dynamique entrepreneuriale des femmes.

La sorcellerie qui a longtemps été combattue par les colonisateurs crée une crainte consciente ou inconsciente qui se traduit par le recours de la croyance catholique dominante et qui par conséquent occulte les pratiques magiques traditionnelles qui sont perçues négativement par la communauté. On assiste à une substitution de la croyance traditionnelle par une croyance religieuse chrétienne tout aussi voire plus fervente qui joue un rôle d’adjuvant positive pour réussir dans les affaires sans parler d’un potentiel rôle de protection ou d’antidote vis-à-vis de la croyance traditionnelle. La croyance dicte entre autres aux entrepreneures la conduite à suivre pour se prémunir des dangers auxquels elles peuvent faire face. En somme la croyance traditionnelle comme religieuse apparaît être un facteur favorisant dans le sens où elles apportent une sécurité pour la réussite du projet d’entrepreneuriat.

Qu’en est-il de l’impact de la croyance dans l’entrepreneuriat d’opportunité ? La relation entre le sacré et le profane peut-elle être envisagée de la même manière ou autrement dans le cadre de l’entrepreneuriat d’opportunité ?

Dr. Aimée Koulounda
diplômée DBA ESM
août 2020
ESM Genève

Aimée Koulounda est docteure en sciences de gestion. En mars 2020, elle a obtenu sa thèse de doctorat à l’ESM, Ecole de Management et de Communication de Genève, intitulée « La dynamique de l’entrepreneuriat féminin urbain en secteur informel à Brazzaville, République du Congo ». Elle travaille désormais au sein de l’institut africain des relations internationales et stratégiques (IARIS). Elle livre ici un article extrait de sa thèse.

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